Cette remarquable sculpture du XIXe siècle, exécutée dans la première moitié du siècle en Italie, représente un singe dans une posture d'une grande intensité psychologique. L'œuvre est taillée dans un bloc monolithique de marbre jaune, dont les nuances mielleuses et les veines naturelles suggèrent l'utilisation du prestigieux Giallo di Siena (Jaune de Sienne), une pierre particulièrement prisée durant l'époque du Grand Tour pour sa rareté et sa luminosité organique.
L'artiste a capturé avec une finesse exemplaire l'expression anthropomorphique de l'animal. Le regard oblique, les sourcils froncés et la posture ramassée traduisent un sentiment de méfiance ou d'inquiétude, typique du courant naturaliste qui cherchait à explorer les émotions animales. Le travail du sculpteur se distingue par le traitement texturé du pelage, contrastant avec le poli satiné du visage et des mains. La queue s'enroule avec souplesse autour d'une base rocheuse traitée de manière brute, renforçant le réalisme de la scène.
D'une hauteur de 28 cm, cette pièce constitue un témoignage raffiné de la sculpture animalière italienne. Elle s'inscrit parfaitement dans une collection d'objets d'art du Grand Tour ou comme pièce maîtresse d'un cabinet de curiosités élégant, alliant la noblesse du matériau à une exécution technique de haute volée.